Les petits matins emplumés (15)

téléchargementMortecouille ! Cette nuit ma prostate m’a réveillé toutes les deux heures pour vider le bocal, en me sortant du pieu v’la que cheplu où j’habite ! Le réveil roupille dans sa bassine. Je pige le topo : on est samedi bande de branlouilles ! Encore un matin blème dans mon HLM (habitation à loyer minable). L’oiseau sort de son plumard. Titube au radar de chez Pathé-Marconi. Vidange l’eau des olives. Cornegidouille ! J’entends de la nuisance sonore qui vient d’en bas. Par le saint prépuce du Kaïser j’ai bien cru ne pas rêver ! Je me fringue comme une serpillère de chez Courrèges et je vais voir si c’est le Père Noël qu’est en avance.

Changement de style. Assis contre la porte d’immeuble « l’ouverture à usage d’habitat collectif permettant des déplacements circonstanciels » un péquenot de « sans domicile fixe » a les pieds dans l’eau et zieute la pluie « vapeur d’eau atmosphérique condensée » sur le crottoir trottoir en se demandant sans prout si cette salope va cesser son « avancée périphérique à densité variable« .
Le quidam sans états d’âme, moche et sale comme un peigne à poux, gracieux comme un fagot d’épines, se harponne la conscience avec un balai à chiottes. Sans doute rien de « psychiquement probant en matière de divertissement autonome des démunis » mais le cœur y est !
Vla t-y pas qu’un passant « individu en mobilité restreinte » s’arrête, farfouille dans sa sacoche « banque portative à usage dépensier » et notre zigue se trémousse croyant voir flotter des biftons. Hélas l’enfoiré mondain continue sa route « ligne droite parallèle à la tangente de l’intersection« . Par le gland d’un chêne pubère c’est un brin dégueulâche « hypothétiquement déplaisant pour une catégorie socialement défavorisée » cette situasse qui ne vaudra pas un pet d’âne !


– Fait chier ce connaud ! dira le clodo à Maxime Vachier, journaleux de mes deux, venu l’interviewer. 


L’envie est déclenchée. Le zeppelin est au bord de la piste. Toujours planqué dans mon con de rêve « état inconscient d’imagerie subliminale évocatrice d’interactions temporelles » le clodo pestilentiel a un cigare au bord des lèvres « excès physiologique des affects en matière de besoins vitaux » et calte à l’intérieur de mon immeuble « d’un collectif interne cloisonné » pour évacuer un trop plein « un optimum d’exagération toxique exigeant une dématérialisation immédiate » sous les boîtes aux lettres « réceptacles métalliques permettant l’intromission de missives commerciales ou personnelles« . Allô Houston ? La capsule vient de quitter son orbite !


La technicienne de surface heureusement veille. Toujours les mêmes qui récupèrent les merdes « déjections humaines impératives » des autres. Je l’entends gueuler comme une putoise ça me défouraille les neurones. Je pige l’embrouille c’est moi le malpropre qui suis en train de laisser des traces de pageot dans mon pageot avec mes pets bovins. La bassine vomit des minutes et il est l’heure de filer fissa au boulot et non de turbiner du chocolat. Cendrillon s’est fait la malle, en pluche on n’est pas samedi on est lundi. J’suis à la bourre que même une charrue en aurait gros sur la patate ! Je me débine. Pétard de courge !

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7 commentaires

  1. Il semble que tu te sois envermillonné un peu trop la veille au soir ! ça laisse des traces durant ta nuit.
    Ce cauchemar te pousse à nous laisser un amphigouri qui laisse pantois.
    Il va falloir apprendre à manger moins lourd le soir et les nuits seront moins agités et le réveil moins ahanneux que celui-ci.

    Aimé par 1 personne

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