La mort ?

Quel voile s’abat sur nous à l’heure du trépas ? Je crains plus la mort des autres que la mienne. Je la vois davantage comme une étape plutôt qu’une fin sèche et brutale après le devoir. Le feu s’éteint-il ? Sans croire aux dieux, au paradis, aux anges, aux démons, aux enfers, je soupçonne une forme de survivance ou de renaissance. Jour d’une autre sphère ? Herbe épaisse sous laquelle on rampe ? J’attends de passer le portillon pour en décréter la substance. L’ombre est-elle un tombeau ? La mort… des ténèbres où l’on dort ? La destinée s’achève-t-elle dans les cieux ou dans des limbes qui ne seraient que des déserts ? J’habite parmi les vivants, les bien vivants et je n’ai pas d’attrait spécial pour ce qui sort du « normal », du cartésien, pour ce qui est invisible aux yeux. Je sens toutefois que l’éternité n’est pas habitée par le silence et je crois que l’être humain ne sait rien ni de la vie ni de la mort.

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4 commentaires

  1. Moi aussi je crains plus la mort des autres que la mienne. Pour le moment du moins. Intellectuellement je pense comme toi, parce que d’autres qui sont « passés » là-bas, je sens encore leur souffle parfois. Mais je n’ai aucune idée de comment je verrai la chose quand mon tour sera proche.

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